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Guide · École et dispositifs France

PAP, PPS, PAI, PPRE : quelles différences ?

PAP, PPS, PAI, PPRE : quatre sigles qui circulent dans les mêmes réunions et qu'on confond facilement. Ils ne répondent pourtant pas à la même situation, et surtout ils ne se demandent pas au même endroit : trois se règlent dans l'établissement, un seul passe par la MDPH. Savoir lequel correspond à votre situation évite des mois d'attente au mauvais guichet.

En bref

  • Le PPRE répond à des difficultés d'apprentissage : il est élaboré par l'enseignant, dans l'établissement.
  • Le PAP concerne les difficultés durables liées à un trouble des apprentissages, SANS reconnaissance MDPH.
  • Le PAI concerne la santé : pathologie chronique, allergie, intolérance alimentaire, protocole d'urgence.
  • Le PPS est le seul des quatre qui passe par la MDPH, et il suppose une reconnaissance de handicap.
  • Un seul de ces dispositifs demande une démarche hors de l'école. Les trois autres se règlent avec l'établissement.

Les quatre dispositifs côte à côte

Deux questions suffisent à s'orienter : de quoi relève la difficulté (apprentissage, santé, handicap) et qui décide.

PPRE : programme personnalisé de réussite éducative

  • Pour un élève en difficulté d'apprentissage, qui risque de ne pas maîtriser les connaissances et compétences attendues.
  • Élaboré par l'enseignant à partir des difficultés constatées.
  • Décidé dans l'établissement, sans démarche extérieure.
  • Fixe des objectifs d'apprentissage ciblés, sur une période courte.

PAP : plan d'accompagnement personnalisé

  • Pour un élève dont les difficultés scolaires DURABLES découlent d'un trouble des apprentissages, sans reconnaissance MDPH.
  • Demandé par la famille ou l'élève à tout moment du parcours, ou proposé par le conseil des maîtres ou le conseil de classe.
  • Le médecin de l'Éducation nationale fait le constat du trouble et rend un avis sur la pertinence d'un PAP.
  • Le directeur ou le chef d'établissement l'élabore ensuite avec l'équipe éducative, puis le transmet aux parents pour accord et signature.
  • Contient des aménagements et adaptations pédagogiques, y compris pour les évaluations.

PAI : projet d'accueil individualisé

  • Pour un élève ayant un trouble de santé évoluant sur une longue période : pathologie chronique, allergie, intolérance alimentaire.
  • Mis en place à l'initiative de l'établissement.
  • Décidé dans l'établissement.
  • Organise les aménagements de la scolarité, le traitement ou le régime, et le protocole d'urgence.

PPS : projet personnalisé de scolarisation

  • Pour un élève reconnu en situation de handicap par la MDPH.
  • La famille dépose une demande auprès de la MDPH (formulaire Cerfa 15692*01).
  • Décidé par la CDAPH, la commission de la MDPH, pas par l'école.
  • Définit les conditions de scolarisation et peut prévoir du matériel adapté et une aide humaine, comme une AESH.

L'erreur la plus fréquente

Beaucoup de familles engagent une demande MDPH parce qu'on leur a parlé « d'un dossier », alors que la situation relevait d'un PAP, qui se règle dans l'établissement et sans reconnaissance de handicap. Le délai d'instruction d'une MDPH se compte en mois : partir au mauvais guichet coûte une année scolaire.

L'inverse existe aussi : rester sur un PAP quand la situation demande une compensation que l'école seule ne peut pas décider, comme une aide humaine ou du matériel adapté. Ces moyens-là relèvent du PPS et donc de la MDPH.

En cas de doute, l'enseignant, le médecin de l'Éducation nationale et le psychologue de l'Éducation nationale sont les mieux placés pour dire de quoi relève la situation.

Le LPI, l'outil qui les rassemble

Depuis plusieurs années, le livret de parcours inclusif (LPI) réunit ces plans dans un même outil numérique : il porte le PPRE, le PAP, le PPS et le GEVA-Sco de première demande, et le PAI doit y être intégré.

Il est accessible aux familles depuis la rentrée 2023. Concrètement, cela veut dire que vous pouvez demander à voir ce qui y est écrit pour votre enfant : c'est souvent le moyen le plus simple de savoir quel plan est réellement en place.

Par où commencer

  1. Décrivez la situation en faits datés plutôt qu'en sigles : ce qui bloque, quand, depuis combien de temps, ce qui a déjà été essayé.

  2. Demandez un rendez-vous avec l'enseignant, puis avec la direction si nécessaire : c'est le point d'entrée des trois dispositifs internes.

  3. Si un trouble des apprentissages est en cause, demandez à rencontrer le médecin de l'Éducation nationale : son avis conditionne le PAP.

  4. S'il s'agit d'un problème de santé à gérer pendant le temps scolaire, c'est un PAI qu'il faut demander, avec le médecin qui suit votre enfant.

  5. N'engagez une demande MDPH que si une compensation est réellement en jeu, et faites-vous aider pour le volet « projet de vie ».

Quand demander de l'aide

  • Si vous ne savez pas quel dispositif est en place pour votre enfant, demandez-le par écrit à la direction.
  • Si un plan est signé mais rien ne change en classe plusieurs semaines de suite.
  • Si l'on vous oriente vers la MDPH sans vous expliquer pourquoi l'école ne peut pas répondre elle-même.
  • Les associations de familles et les professionnels qui suivent votre enfant peuvent aider à préparer ces échanges.

Vers qui se tourner

  1. Pôle d'appui à la scolarité (PAS)

    Pôle d'appui à la scolarité : premier interlocuteur à l'école pour les besoins éducatifs particuliers ; il aide à mettre en place des adaptations sans attendre une reconnaissance de handicap. Déploiement progressif sur le territoire.

  2. Maison départementale des personnes handicapées

    Maison départementale des personnes handicapées : ouvre les droits, l'orientation scolaire et médico-sociale (dont l'aide humaine et les dispositifs ULIS/SESSAD).

  3. ULIS

    Dispositif d'inclusion scolaire au sein d'une école ordinaire, décidé par la MDPH, pour un accompagnement adapté en classe.

  4. Équipe mobile d'appui à la scolarisation (EMAS)

    Équipe mobile d'appui à la scolarisation : appuie les équipes scolaires et les familles face à une situation de handicap, sur sollicitation de l'école. Ne remplace pas une orientation.

  5. SESSAD

    Service qui accompagne l'enfant sur ses lieux de vie (domicile, école) avec des professionnels spécialisés, sur orientation MDPH.

Repères pour : France. À titre de repère, dans l'ordre habituel. AtyKids oriente, il ne pose aucun diagnostic.

Comprendre les termes

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Sources officielles

Informations consultées le 20 août 2026.

Repères pratiques AtyKids, distincts des informations officielles. En cas de doute, référez-vous à la source officielle et aux professionnels qui suivent votre enfant.

AtyKids accompagne l'adulte, sans jamais poser de diagnostic ni remplacer les professionnels.

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