Guide pratique · En lien avec GAP International
Laisser une place aux choix de son enfant dans le quotidien
Vouloir aider peut parfois conduire à décider ou à faire très vite à la place de son enfant. Ce guide propose de regarder une petite situation quotidienne pour lui laisser une place réelle, avec les appuis dont il a besoin.
Un choix doit pouvoir être réel
- Proposez des possibilités accessibles et réellement disponibles.
- Prévoyez du temps et les moyens de communication habituels.
- Exprimer une préférence, recevoir de l’aide et refuser sont aussi des formes de participation.
L’autonomie n’est pas l’absence d’aide
La participation peut passer par un geste, un regard, des mots ou un support adapté. Une personne qui a besoin d’un accompagnement important peut néanmoins avoir des préférences. Les recommandations de la HAS sur le handicap mettent notamment l’accent sur la place des choix et de la participation.
Choisissez une situation sans enjeu de sécurité : une activité de loisir, un vêtement parmi des possibilités appropriées ou l’ordre de deux activités disponibles. Ce guide ne propose pas de modifier un soin, un traitement ou une consigne de sécurité.
Regarder avant de changer
- Les occasions dans lesquelles l’enfant manifeste déjà une préférence.
- Ce que vous faites par habitude alors qu’une petite part pourrait lui revenir.
- Les conditions qui semblent rendre le choix plus facile : support, délai, personne ou environnement.
Essayer sur une petite situation
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Choisissez deux possibilités que vous pouvez réellement respecter et dont l’enfant comprend le sens.
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Présentez-les avec les repères connus : objets, images, gestes ou mots, selon les moyens accessibles à votre enfant.
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Laissez le temps nécessaire. Si le choix reste ambigu, ne le transformez pas en test et demandez comment améliorer l’accès à la proposition.
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Respectez la préférence exprimée dans le cadre convenu. Si une option n’est pas possible, expliquez-le avec un repère compréhensible plutôt que de feindre un choix.
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Notez ce qui a aidé et ce qu’il faudra adapter : moins de possibilités, autre support, autre moment ou appui d’un professionnel.
Un exemple de participation avec une aide importante
Vous souhaitez proposer une activité calme. Les deux activités sont disponibles et ont déjà été vécues par l’enfant. Vous les présentez avec les supports qu’il utilise. Il peut indiquer une préférence, demander d’attendre ou ne pas choisir pour le moment. Vous adaptez la suite à ce qui est compréhensible et possible.
Le résultat utile n’est pas « il a réussi à choisir comme prévu ». C’est de mieux comprendre comment lui laisser une place et de vérifier que son signal a été entendu. Les refus et changements d’avis ne sont pas des échecs à corriger automatiquement.
Notre occasion de choix
Cochez les points que vous avez vérifiés ou réalisés. Vos coches restent sur cet appareil.
Quand demander un appui
- Si vous ne savez pas comment rendre un choix accessible ou interpréter un signal, échangez avec les professionnels qui accompagnent la communication.
- Si une activité devient source de détresse ou si un comportement change, reprenez la situation avec l’équipe plutôt que d’augmenter les exigences.
Aller plus loin avec AtyKids
Sources officielles
- Haute Autorité de Santé · Accompagnement du TDI : autodétermination, participation et citoyenneté
- Haute Autorité de Santé · L’accompagnement de la personne polyhandicapée dans sa spécificité
Informations consultées le 10 octobre 2026.
Repères pratiques AtyKids, distincts des informations officielles. En cas de doute, référez-vous à la source officielle et aux professionnels qui suivent votre enfant.
AtyKids accompagne l'adulte, sans jamais poser de diagnostic ni remplacer les professionnels.